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Compte à rebours

J-103 : le Messie de Haendel, ce chef-d’œuvre composé en 24 jours

Publié le 13 septembre 2026 Par Claire Noël Mis à jour le 31 juillet 2026
Choeur et orchestre en habits du XVIIIe siecle jouant dans une salle de concert eclairee aux chandelles

Il reste 103 jours avant Noël ! En ce 13 septembre, alors que les feuilles rousses commencent à tapisser les jardins, la perspective des fêtes nous donne déjà envie de fredonner les premiers airs de saison. Et s’il existe une musique qui incarne à elle seule la grandeur de l’Avent, c’est bien le célèbre chœur de l’Alléluia, tiré du Messie de Georg Friedrich Haendel. Derrière ces notes solennelles se cache une histoire de création hors du commun, parfaite pour patienter jusqu’au grand soir.

L’essentiel à retenir 🎄

Le Messie de Georg Friedrich Haendel est un oratorio composé en à peine 24 jours à l’été 1741, puis créé à Dublin le 13 avril 1742. Son chœur de l’Alléluia est devenu l’un des airs phares de l’Avent : par tradition, le public se lève dès ses premières mesures. Une belle idée d’écoute en famille pour patienter jusqu’à Noël.

Un oratorio écrit en un éclair

Nous sommes à l’été 1741, à Londres. Le compositeur Georg Friedrich Haendel, alors âgé d’une cinquantaine d’années, reçoit un livret retraçant la vie du Christ. Il s’enferme dans sa chambre et se met au travail avec une énergie stupéfiante. La tradition raconte qu’il composa l’intégralité de l’œuvre, musique et orchestration comprises, en seulement vingt-quatre jours environ. Pour un oratorio de cette ampleur, qui dure plus de deux heures, le tour de force tient presque du miracle.

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Les témoignages de l’époque décrivent un Haendel possédé par son sujet, oubliant de manger et de dormir. On rapporte qu’après avoir achevé le chœur de l’Alléluia, il aurait confié, les larmes aux yeux, avoir cru voir le ciel s’ouvrir devant lui. Vraie ou enjolivée, l’anecdote dit bien l’intensité de cette aventure musicale.

Dublin, 1742 : la naissance d’un classique

Le Messie ne fut pas créé à Londres, mais à Dublin, en Irlande. Le 13 avril 1742, l’œuvre résonne pour la première fois devant le public irlandais, lors d’un concert de bienfaisance. Les recettes servirent à soutenir des œuvres de charité locales et à libérer des prisonniers endettés. La soirée fut un véritable triomphe, et la réputation de l’oratorio ne cessa de grandir.

Avec le temps, le Messie est devenu l’une des œuvres les plus jouées de la période de l’Avent et de Noël. Des chorales du monde entier le reprennent chaque année, des grandes cathédrales aux petites églises de village, perpétuant une émotion partagée depuis presque trois siècles.

Pourquoi le public se lève-t-il pendant l’Alléluia ?

Voilà l’une des coutumes les plus charmantes liées à cette musique. Lors des représentations, le public se lève traditionnellement dès les premières mesures du chœur de l’Alléluia, et reste debout jusqu’à la dernière note. D’où vient ce geste ?

La légende la plus répandue remonte à la création londonienne de 1743. Le roi George II d’Angleterre, présent dans la salle, aurait été tellement saisi par la puissance du chœur qu’il se serait levé de son siège. Or, l’étiquette voulait que lorsque le souverain se lève, toute l’assistance l’imite. Ainsi serait née cette belle tradition, suivie encore aujourd’hui un peu partout. Les historiens nuancent volontiers le récit, car rien ne prouve avec certitude que le roi assistait au concert. Mais la coutume, elle, a traversé les siècles et fait partie intégrante du charme de l’œuvre.

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Une idée d’activité en famille

Pour faire patienter petits et grands jusqu’à Noël, pourquoi ne pas écouter ensemble le chœur de l’Alléluia ? Installez-vous confortablement, baissez la lumière, et laissez la musique remplir le salon. Vous pouvez même proposer aux enfants de se lever au bon moment, comme le ferait un vrai public de concert. Une manière joyeuse de mêler la magie de Noël à une petite leçon d’histoire de la musique.

Le décompte continue, et chaque jour nous rapproche un peu plus des retrouvailles, des chants et des moments partagés. Alors gardez l’oreille attentive : la bande-son des fêtes a déjà commencé.

Foire aux questions

L’oratorio est l’œuvre de Georg Friedrich Haendel, compositeur d’origine allemande installé à Londres. Il l’a écrit à l’été 1741, à une cinquantaine d’années.

La tradition raconte qu’il a écrit l’intégralité de l’œuvre, musique et orchestration comprises, en environ vingt-quatre jours. Un rythme extraordinaire pour un oratorio de plus de deux heures.

La création n’a pas eu lieu à Londres, mais à Dublin, en Irlande, le 13 avril 1742. C’était un concert de bienfaisance dont les recettes ont aidé des œuvres de charité et des prisonniers endettés.

La légende attribue ce geste au roi George II, qui se serait levé lors de la création londonienne de 1743, obligeant toute la salle à l’imiter. Les historiens doutent qu’il ait vraiment assisté au concert, mais la coutume est restée.

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L’œuvre a d’abord été créée au printemps, autour de Pâques, et raconte toute la vie du Christ. Avec le temps, elle est surtout devenue un grand classique de l’Avent et de Noël, repris chaque année par les chorales.

Écoutez ensemble le chœur de l’Alléluia dans un salon aux lumières tamisées, puis proposez-leur de se lever au bon moment comme un vrai public de concert. C’est une façon ludique de mêler la magie de Noël à une petite leçon d’histoire de la musique.

Claire Noël

Rédactrice principale de combiendejoursavantnoel.com. Passionnée de Noël depuis toujours, je réinvente chaque année la déco de ma maison autour d'un nouveau thème et je régale mes proches de sablés de Noël. Je partage ici mes traditions, recettes et idées testées chez moi pour que la magie de décembre dure le plus longtemps possible.

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