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Décorations de Noël

Plantes de Noël : quelles fleurs choisir et comment les entretenir

Publié le 20 août 2023 Par Claire Noël Mis à jour le 17 août 2026
Poinsettia aux bractées rouges, la plante de Noël la plus vendue en décembre

Au cœur de l’hiver, alors que le jardin semble endormi, quelques plantes choisissent justement ce moment pour se parer de leurs plus belles couleurs. Elles réchauffent le salon, annoncent les fêtes et sont devenues, au fil des siècles, des symboles indissociables de Noël. Poinsettia, houx, gui, amaryllis, sapin : nous avons tous en tête ces silhouettes végétales qui transforment la maison en décembre.

Encore faut-il réussir à les garder en vie plus de quinze jours, et savoir lesquelles surveiller quand un petit curieux ou un chat rôde autour du pot. Voici de quoi reconnaître les grandes plantes de Noël, comprendre d’où elles viennent et surtout les entretenir sans les voir dépérir avant le réveillon.

L’essentiel à retenir 🎄

Le poinsettia, le houx, le gui et le sapin forment le quatuor de tête des plantes de Noël, rejoints par l’amaryllis, le cyclamen, le cactus de Noël et la rose de Noël. Pour les garder belles jusqu’au réveillon : de la lumière, de la fraîcheur et surtout pas d’eau stagnante dans la soucoupe. Côté sécurité, ce sont les baies de houx et les feuilles de gui qui demandent de la vigilance avec les enfants, bien plus que le poinsettia, dont la dangerosité est très largement surestimée. Le bon réflexe reste de placer les pots en hauteur.

Sommaire

Le poinsettia, l’étoile de Noël

Poinsettia aux bractées rouges, la plante de Noël la plus vendue en décembre

Le poinsettia est la fleur la plus emblématique de Noël. Originaire du Mexique, où il pousse à l’état d’arbuste et dépasse allègrement les deux mètres, il répond au nom botanique d’Euphorbia pulcherrima. Ce que l’on prend pour ses pétales n’en est pas : cette teinte rouge vif appartient à des bractées, des feuilles modifiées qui se colorent quand les nuits s’allongent. Les véritables fleurs sont les minuscules boutons jaune-vert groupés au centre, dans de petites structures appelées cyathes.

La légende raconte que c’est une petite fille mexicaine, trop pauvre pour offrir un cadeau à l’enfant Jésus lors de la messe de Noël, qui aurait fait éclore la première étoile de Noël. Guidée par un ange, elle aurait cueilli des herbes sauvages déposées devant l’autel, qui se seraient couvertes de rouge sous les yeux de l’assemblée. L’histoire de cette fleur rouge venue du Mexique se raconte encore aujourd’hui devant les crèches.

Comment entretenir un poinsettia

Installez-le dans un endroit lumineux mais sans soleil direct, à une température stable, idéalement entre 18 et 20 °C. Il redoute trois choses : le froid, les courants d’air et l’eau stagnante. Arrosez peu, avec de l’eau à température ambiante, seulement quand le dessus du terreau est sec, et videz la soucoupe vingt minutes après : le poinsettia n’aime pas avoir les pieds dans l’eau.

Pourquoi votre poinsettia perd-il ses feuilles ?

La chute des feuilles est presque toujours un signe de stress, et le coupable se trouve dans cette liste : racines noyées, coup de froid, courant d’air, ou pièce surchauffée juste au-dessus d’un radiateur. Le trajet depuis la jardinerie explique une bonne partie des dégâts. Quelques minutes dehors à 5 °C sans emballage, et la plante se dégarnit trois jours plus tard, une fois rentrée à la maison. Demandez toujours qu’on vous l’emballe.

Faire refleurir l’étoile de Noël l’année suivante

C’est possible, à condition d’être méthodique. Le poinsettia est une plante de jours courts : ses bractées ne se recolorent que s’il bénéficie d’environ 14 heures d’obscurité totale par nuit. À partir de fin septembre, glissez-le chaque soir dans un placard ou sous un carton, vers 17 h 30, et ressortez-le à la lumière le matin. Comptez six à huit semaines de ce régime, sans tricher : une simple lampe allumée au milieu de la nuit suffit à casser le cycle et à faire échouer l’opération.

Le houx, la plante qui protège la maison

Branche de houx aux feuilles piquantes et aux baies rouges, décoration traditionnelle de Noël

Le houx est l’autre grande star végétale des fêtes. Cet arbuste, Ilex aquifolium de son nom latin, garde ses feuilles vernissées toute l’année et se couvre de baies rouge vif en fin d’automne, exactement au moment où le reste du jardin vire au gris. Avec le rouge et le vert réunis sur la même branche, il porte à lui seul les couleurs de Noël.

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Selon une ancienne croyance celtique, ses feuilles piquantes repoussaient les mauvais esprits, ce qui lui a valu son statut de symbole de protection. Aujourd’hui encore, on accroche une couronne de houx à la porte d’entrée pour veiller sur la maisonnée. Ce rôle de gardien rouge et vert de l’hiver lui colle à la peau depuis des siècles.

Pourquoi certains houx n’ont-ils jamais de baies ?

Parce que le houx est une plante dioïque : il existe des pieds mâles et des pieds femelles. Seuls les pieds femelles portent des baies, et uniquement si un pied mâle pousse à proximité pour assurer la pollinisation. Un houx obstinément stérile est donc bien souvent une femelle sans voisin. Quelques variétés autofertiles existent en jardinerie, une question à poser avant l’achat si vous rêvez de branches garnies.

Un arbuste de jardin, pas une plante d’appartement

Le houx demande peu de soins, à condition de le laisser dehors. Ce n’est pas une plante d’intérieur : il lui faut de la lumière, de la fraîcheur et l’air du dehors pour prospérer. Plantez-le en pleine terre ou en grand pot sur le balcon, à mi-ombre, dans un sol qui reste frais en été. Dans la maison, contentez-vous de branches coupées, en vase ou en couronne, posées hors de portée des enfants pour la raison expliquée plus bas.

Le gui, la plante des baisers

Le gui (Viscum album) forme ces grosses boules vertes suspendues aux branches des pommiers et des peupliers, si visibles une fois les feuilles tombées. C’est une plante hémiparasite : elle fabrique sa propre chlorophylle, mais puise l’eau et les sels minéraux dans son arbre hôte. Ses baies blanches et collantes mûrissent de septembre à janvier, ce qui tombe pile pour la saison des fêtes.

Chez les Celtes, le gui cueilli sur le chêne passait pour une plante sacrée porteuse de vie. La tradition du baiser échangé dessous nous vient plutôt d’Angleterre, et en France on l’associe surtout au passage à la nouvelle année. Tout est raconté dans l’histoire de cette petite plante qui invite à s’embrasser.

Côté entretien, c’est le degré zéro de l’effort : une branche de gui se suspend au plafond ou au-dessus d’une porte, sans eau, et sèche doucement pendant les fêtes. Ses baies, en revanche, méritent toute votre vigilance quand des enfants circulent dessous.

L’amaryllis, la fleur géante qui sort d’un bulbe

L’amaryllis que l’on offre à Noël est en réalité un Hippeastrum, originaire d’Amérique tropicale. Le spectacle vaut le détour : d’un gros bulbe posé dans un pot minuscule jaillit une hampe droite de 40 à 60 cm, couronnée de fleurs immenses, rouges, blanches, saumon ou rayées. Les enfants adorent, parce que la pousse est visible d’un jour à l’autre. Une vraie plante de compte à rebours.

Quand planter le bulbe pour une floraison à Noël

Comptez six à dix semaines entre la plantation et l’ouverture des fleurs, selon la variété et la chaleur de la pièce. Pour des fleurs autour du 25 décembre, plantez donc entre la mi-octobre et le début novembre. Enterrez le bulbe au tiers seulement, pointe vers le haut, dans un pot à peine plus large que lui, et arrosez très peu tant que la hampe n’est pas sortie. Une fois la tige lancée, tournez le pot d’un quart de tour tous les deux jours pour qu’elle pousse droit.

Que faire de l’amaryllis après la floraison

Surtout, ne jetez pas le pot en janvier. Coupez la hampe fanée à la base sans toucher aux feuilles : ce sont elles qui rechargent le bulbe pour l’année suivante. Continuez à arroser et à donner un peu d’engrais jusqu’en été, puis laissez le pot au sec et au frais pendant deux mois environ. Reprenez l’arrosage à l’automne, et votre amaryllis repart pour un tour, souvent avec deux hampes au lieu d’une.

Le cactus de Noël, une floraison hivernale spectaculaire

Cactus de Noël Schlumbergera en fleurs roses au mois de décembre

Le cactus de Noël, ou Schlumbergera, n’a pourtant rien d’un cactus du désert. C’est un épiphyte des forêts tropicales du Brésil, qui pousse à l’ombre des arbres, accroché aux branches, dans une atmosphère humide et tempérée. Pas la moindre épine, mais des tiges plates articulées qui retombent en cascade et des fleurs tubulaires roses, rouges, blanches ou saumon, ouvertes entre novembre et janvier.

L’entretien tient en trois règles : une lumière douce sans soleil brûlant, un terreau maintenu légèrement humide pendant la floraison mais jamais détrempé, et pas de déménagement une fois les boutons formés. Ce dernier point compte vraiment, le Schlumbergera ayant la fâcheuse habitude de laisser tomber ses boutons quand on change son pot d’orientation.

Le faire refleurir chaque année

Comme le poinsettia, il réagit à l’allongement des nuits et à la fraîcheur. De septembre à novembre, installez-le dans une pièce fraîche, autour de 15 °C, sans lampe allumée le soir, et espacez nettement les arrosages. Les boutons apparaissent au bout de quelques semaines. Bonne nouvelle pour les familles : un pied bien traité vit des dizaines d’années et se transmet de génération en génération, souvent par bouturage d’une simple tige.

Le cyclamen, une fleur de Noël originale

Cyclamens roses et blancs en pot pour décorer la maison à Noël

Le cyclamen fleurit tout l’hiver et s’invite volontiers dans les décors de Noël. Ses fleurs, blanches, roses, mauves ou rouges, ont cette silhouette reconnaissable entre toutes, aux pétales relevés vers le haut comme des ailes de papillon. En version miniature, il tient dans une tasse et fait merveille sur une table de fête.

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C’est une plante qui déteste les intérieurs surchauffés : elle préfère nettement les températures fraîches, entre 12 et 15 °C, et les endroits lumineux. Un rebord de fenêtre dans une chambre peu chauffée lui convient mieux qu’un salon à 22 °C. Contrairement à la plupart des plantes, le cyclamen s’arrose par le bas : versez l’eau dans la soucoupe, laissez la plante boire vingt minutes, puis videz le surplus. Ne mouillez jamais le cœur de la touffe ni le tubercule, qui pourrit vite. Les fleurs fanées se retirent en tirant d’un coup sec sur la tige plutôt qu’en la coupant.

La rose de Noël, l’hellébore qui fleurit dans le froid

Malgré son surnom, la rose de Noël (Helleborus niger) n’a rien d’une rose : elle appartient à la famille des renoncules. Ses grandes fleurs blanches en forme de coupe, aux étamines dorées, s’ouvrent entre Noël et le début du mois de janvier, parfois sous une couche de neige. Elles rosissent doucement en fin de floraison, ce qui prolonge le plaisir jusqu’au printemps.

C’est une vivace de jardin à installer à mi-ombre, dans un sol frais, riche et plutôt lourd, au pied d’un arbuste par exemple. Elle supporte très mal d’être déplacée : choisissez son emplacement du premier coup, car elle peut mettre des années à se remettre d’une transplantation. En grand pot sur une terrasse, elle se débrouille très bien et fleurit à hauteur des yeux des enfants, ce qui est tout l’intérêt en décembre.

Le sapin, le roi de Noël

Sapin de Noël décoré de guirlandes lumineuses dans un salon

Impossible de parler des plantes de Noël sans citer le roi des fêtes de fin d’année. Il en existe de nombreuses variétés (épicéa, Nordmann, sapin de Serbie, épicéa bleu) mais on trouve aussi des sapins artificiels ou l’original sapin en bois scandinave. Que serait Noël sans l’odeur de résine, les aiguilles vertes et les décorations scintillantes ?

Le sapin est un symbole de vie qui traverse la mauvaise saison : quand les autres arbres se dénudent, lui reste vert. On lui prête aussi une lecture religieuse, sa forme triangulaire étant souvent rapprochée de la Trinité, même si la tradition du sapin décoré s’enracine d’abord dans les coutumes germaniques et alsaciennes.

Lorsque vous choisissez votre sapin, préférez un arbre coupé récemment, aux aiguilles souples qui ne tombent pas quand on secoue une branche. Un sapin coupé se comporte ensuite comme une fleur géante en vase : installez-le sur un support à réservoir et complétez l’eau chaque jour, il peut en boire un à deux litres les premiers jours. Éloignez-le du radiateur et de la cheminée, vous ramasserez trois fois moins d’aiguilles.

Le sapin en pot, à replanter après les fêtes

Un sapin vendu en pot, avec ses racines intactes, peut retourner au jardin en janvier. À condition de ne pas le cuire entre-temps : gardez-le au salon le moins longtemps possible, une semaine environ, loin des sources de chaleur, et arrosez-le régulièrement sans détremper la motte. Avant de le replanter, faites-lui une transition d’une dizaine de jours dans un garage clair ou sous un abri, pour lui éviter le choc thermique du passage direct de 20 °C au gel. L’opération réussit une fois ou deux, rarement davantage.

Jacinthes et narcisses : des bulbes forcés pour parfumer les fêtes

Le forçage consiste à tromper un bulbe de printemps sur la saison, en lui faisant vivre un hiver accéléré suivi d’un retour au chaud. Résultat : des fleurs en décembre au lieu de mars. Les jacinthes vendues « préparées pour le forçage » ont déjà reçu leur traitement de froid en pépinière. Il ne reste qu’à les installer sur un vase à jacinthe ou dans un pot, au frais et dans le noir, puis à les remonter à la lumière quand la pousse atteint quelques centimètres. Comptez ensuite deux à trois semaines avant l’ouverture des fleurs.

Les narcisses « Paperwhite » sont les plus faciles de tous : ils fleurissent sans passage au froid, environ quatre à six semaines après la mise en pot, et embaument toute la pièce. Un bocal en verre, une poignée de galets, un fond d’eau qui effleure le dessous du bulbe : les enfants suivent la pousse jour après jour, ce qui occupe joliment les semaines d’attente.

Plantes de Noël toxiques : ce qu’il faut vraiment savoir

Décembre est le mois où les centres antipoison reçoivent le plus d’appels liés aux plantes de fête. Un point s’impose donc, d’autant que les idées reçues circulent dans les deux sens : certaines plantes réputées inoffensives demandent de la vigilance, et la plus redoutée de toutes est en réalité la moins dangereuse.

Le houx et le gui, les vraies vigilances

Les baies rouges du houx sont très attirantes pour les tout-petits, et ce sont elles qui provoquent le plus d’appels. Les centres antipoison français en enregistrent entre 60 et 80 par an pour des enfants de moins de 15 ans, dont près de 40 % entre décembre et janvier. Une ou deux baies avalées ne déclenchent en général aucun symptôme, ou de simples troubles digestifs. Au-delà de cinq baies, vomissements, diarrhée et somnolence deviennent possibles.

Le gui représente une quarantaine d’appels par an. Contre-intuitivement, ce sont ses feuilles qui sont les plus toxiques, davantage que ses baies blanches. Elles contiennent des viscotoxines et des lectines qui irritent le tube digestif et peuvent, en grande quantité, retentir sur le rythme cardiaque et la tension. Une raison de plus pour suspendre la branche assez haut et de ramasser ce qui tombe.

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Les bons réflexes en cas d’ingestion : essuyez la bouche avec un linge humide, ne faites pas boire l’enfant, ne le faites pas vomir, et appelez le centre antipoison de votre région. Prenez une photo de la plante avant d’appeler, cela accélère beaucoup l’identification.

Le poinsettia, une réputation largement exagérée

L’étoile de Noël traîne depuis un siècle une réputation de plante mortelle. Elle remonte à un fait divers survenu à Hawaï en 1919, où le décès d’un enfant lui avait été attribué à tort. Les données des centres antipoison ont depuis largement corrigé le tir : sur plus de 20 000 cas d’exposition analysés, aucun décès ni intoxication grave n’a été relevé, et 95 % des situations n’ont demandé aucun geste médical. Il faudrait qu’un enfant avale plusieurs centaines de feuilles pour approcher une dose problématique.

Le risque réel tient à son latex, ce liquide blanc qui perle dès qu’on casse une tige : il irrite la peau, les yeux et la bouche, en particulier chez les personnes allergiques au latex. Chez le chien et le chat, une ingestion provoque le plus souvent une salivation et des vomissements sans gravité. Lavez-vous les mains après avoir taillé la plante et posez le pot en hauteur, cela suffit largement.

Les autres plantes à placer en hauteur

Le cyclamen, dont le tubercule concentre l’essentiel des substances actives, l’amaryllis avec son bulbe et l’hellébore sont eux aussi toxiques par ingestion. Le cactus de Noël fait figure de bon élève de la famille : sans épines et sans toxine notable, il donnera tout au plus un dérangement digestif à un animal gourmand. Avec un bébé qui explore à quatre pattes ou un chat grimpeur, la règle reste simple : les pots en hauteur, et un coup d’œil au sol chaque soir pour ramasser les baies tombées.

Quelle plante de Noël offrir ?

Une plante fleurie reste le cadeau d’hôte le plus sûr pour un réveillon, à condition de l’ajuster à la personne. Pour quelqu’un qui n’a pas la main verte, misez sur le cactus de Noël, quasiment increvable. Pour un effet spectaculaire, le bulbe d’amaryllis, qui se transforme en cadeau à faire pousser. Pour un intérieur frais et lumineux, le cyclamen. Pour un jardinier, un hellébore en pot ou un jeune houx à planter tiendront des années au jardin.

Pour un enfant, un kit de bulbes à forcer fait un joli cadeau d’attente, dans le même esprit qu’un calendrier de l’Avent jardinage rempli de sachets de graines. Dernier conseil d’achat, valable pour toutes les plantes fleuries et pour le poinsettia en particulier : faites-la emballer avant de sortir du magasin, et ne la laissez pas attendre dans une voiture froide pendant que vous terminez vos courses.

Des plantes de Noël pour le jardin et le balcon

Dehors, on ne cherche pas les mêmes qualités : il faut du rustique, capable d’encaisser le gel sans broncher. Le houx, l’if, le skimmia du Japon et ses boutons rouge foncé, la gaulthérie couverte de baies rouges, le sarcococca au parfum de miel en plein janvier et l’hellébore forment une jardinière d’entrée qui tient tout l’hiver. Ajoutez-y quelques branches de sapin, des pommes de pin et un peu de mousse, l’effet est immédiat pour presque rien.

Ces mêmes végétaux se recyclent en décoration d’intérieur. Avec les chutes de sapin et deux ou trois branches de houx, vous montez une couronne de Noël à faire soi-même en une après-midi, à quatre ou six mains selon le nombre d’enfants disponibles.

Sur la table, trois pommes de pin, un peu de mousse et deux bougies suffisent à composer un centre de table de Noël qui ne coûte presque rien et sent bon la forêt.

Le reste des branches finit dans un grand vase, en appoint de votre décoration de fêtes. Le végétal a cet avantage sur le plastique : il embaume la maison, il change d’une année sur l’autre, et il rejoint le compost en janvier sans autre forme de procès.

Foire aux questions

C’est le houx, dont les feuilles vernissées restent vert foncé toute l’année et qui se couvre de baies rouge vif en fin d’automne. Le poinsettia, ou étoile de Noël, joue le même rôle à l’intérieur avec ses bractées rouges posées sur un feuillage vert.

Sa réputation est très exagérée. Les centres antipoison ont analysé plus de 20 000 cas d’exposition sans relever un seul décès ni une intoxication grave. Son latex blanc reste irritant pour la peau et la bouche, alors lavez-vous les mains après l’avoir taillé et posez le pot en hauteur.

Essuyez sa bouche avec un linge humide, ne le faites pas boire et ne le faites surtout pas vomir, puis appelez le centre antipoison de votre région. Une ou deux baies ne provoquent en général rien de grave, mais l’avis d’un professionnel s’impose. Prenez une photo de la plante avant d’appeler.

Presque toujours à cause d’un stress : eau stagnante dans la soucoupe, coup de froid pendant le trajet depuis le magasin, courant d’air ou radiateur juste en dessous. Installez-le à 18 à 20 °C, en pleine lumière sans soleil direct, et laissez sécher le dessus du terreau entre deux arrosages.

Bien plus longtemps qu’on ne le croit. Un poinsettia bien placé tient plusieurs mois, un cyclamen fleurit tout l’hiver, et un cactus de Noël peut vivre des dizaines d’années et se transmettre dans la famille. Seules les branches coupées de houx ou de gui se limitent à quelques semaines.

Le poinsettia est une plante de jours courts : ses bractées ne se recolorent qu’avec environ 14 heures d’obscurité totale par nuit. Dès la fin septembre, mettez-le sous un carton ou dans un placard chaque soir et ressortez-le le matin, pendant six à huit semaines. Une lampe allumée la nuit suffit à tout gâcher.

Entre la mi-octobre et le début novembre, car il faut compter six à dix semaines entre la plantation et l’ouverture des fleurs. Enterrez le bulbe au tiers seulement, pointe vers le haut, dans un pot à peine plus large que lui, et arrosez très peu tant que la hampe n’est pas sortie.

Le cactus de Noël pour une personne qui oublie d’arroser, le bulbe d’amaryllis pour un cadeau spectaculaire à faire pousser, le cyclamen pour un intérieur frais et lumineux, un hellébore en pot pour un jardinier. Pensez à faire emballer la plante avant de sortir du magasin.

Le houx, l’if, le skimmia du Japon, la gaulthérie et l’hellébore passent l’hiver sans broncher en pleine terre comme en jardinière. Le poinsettia, le cyclamen fleuri d’intérieur et le cactus de Noël, eux, ne supportent pas le gel et restent à l’abri.

Claire Noël

Rédactrice principale de combiendejoursavantnoel.com. Passionnée de Noël depuis toujours, je réinvente chaque année la déco de ma maison autour d'un nouveau thème et je régale mes proches de sablés de Noël. Je partage ici mes traditions, recettes et idées testées chez moi pour que la magie de décembre dure le plus longtemps possible.

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