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Compte à rebours

J-94 avant Noël : pourquoi fête-t-on Noël le 25 décembre ?

Publié le 22 septembre 2026 Par Claire Noël Mis à jour le 31 juillet 2026
Ceremonie romaine antique au solstice d'hiver, hommes en toges avec torches autour d'un autel de pierre

Ça y est, l’automne s’installe. En ce 22 septembre, jour de l’équinoxe, les feuilles prennent leurs teintes rousses et orangées, les citrouilles font leur apparition et la lumière se fait plus dorée. Et pendant que la nature change de décor, une bonne nouvelle réchauffe déjà les cœurs : il ne reste plus que 94 jours avant Noël. De quoi commencer à rêver de guirlandes et de chocolat chaud, même au milieu des feuilles mortes.

Puisque l’équinoxe marque le grand jeu de bascule entre le jour et la nuit, c’est le moment parfait pour se poser une question que les enfants adorent : mais au fait, pourquoi fête-t-on Noël le 25 décembre ? La réponse vous réserve quelques surprises.

L’essentiel à retenir 🎄

Aucun texte ne fixe la date de naissance de Jésus : c’est l’Église de Rome qui, au 4e siècle, a placé Noël le 25 décembre. Cette période coïncide avec le solstice d’hiver et d’anciennes fêtes romaines de la lumière, les Saturnales et le Sol Invictus. Une autre piste évoque un calcul à partir du 25 mars. Notre Noël prolonge ce très ancien besoin de célébrer le retour de la lumière au cœur de l’hiver.

Une date qui n’est écrite nulle part

Commençons par le plus étonnant. La Bible ne donne aucune date de naissance de Jésus. Les évangiles racontent la Nativité, les bergers et l’étoile, mais ils ne mentionnent ni le jour, ni le mois, ni même la saison précise. Pendant les premiers siècles du christianisme, la naissance de Jésus n’était d’ailleurs pas vraiment célébrée : on fêtait surtout Pâques.

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Le choix du 25 décembre est donc venu bien plus tard. C’est au 4e siècle que l’Église de Rome a fixé cette date. La première trace écrite d’une fête de Noël célébrée le 25 décembre apparaît à Rome vers l’année 336. Autrement dit, il a fallu attendre plus de trois siècles après la naissance de Jésus pour voir naître le Noël que nous connaissons.

Des fêtes romaines de la lumière

Pourquoi le 25 décembre, plutôt qu’une autre date ? La réponse tient au ciel et au calendrier. Cette période de l’année correspond au solstice d’hiver, le moment où les nuits cessent de s’allonger et où les jours recommencent doucement à grandir. Pour les peuples anciens, c’était un instant chargé d’espoir : la lumière revenait, le soleil reprenait des forces.

Les Romains célébraient justement plusieurs fêtes à ce moment-là. Du 17 au 23 décembre se déroulaient les Saturnales, une période joyeuse où l’on faisait la fête, où l’on partageait de grands repas et où l’on s’offrait des cadeaux. Vous voyez déjà le lien avec nos traditions actuelles. À cela s’ajoutait une autre célébration : le jour du Sol Invictus, le Soleil invaincu, fixé au 25 décembre. On y honorait l’astre solaire qui triomphait de l’obscurité.

Christianiser la fête du soleil

En plaçant la naissance de Jésus le 25 décembre, l’Église de Rome a peut-être fait coup double. Elle reprenait une date déjà festive et familière pour la population, tout en lui donnant un nouveau sens. Le retour de la lumière du soleil devenait le symbole de la venue d’une autre lumière, celle de l’enfant de la Nativité.

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Ce mariage entre une vieille fête solaire et une célébration chrétienne explique aussi pourquoi la lumière reste au cœur de Noël. Les bougies, les guirlandes lumineuses, l’étoile au sommet du sapin : tout cela prolonge, sans qu’on y pense, ces très anciennes fêtes du retour de la clarté au plus profond de l’hiver.

Et si la date venait d’un simple calcul ?

Les historiens ne sont pas tous d’accord, et une autre piste mérite d’être racontée. Selon cette hypothèse, le 25 décembre découlerait d’un calcul religieux plutôt que d’une reprise des fêtes romaines. Les premiers chrétiens plaçaient l’Annonciation, le moment où l’ange annonce à Marie la venue de Jésus, au 25 mars. En ajoutant les neuf mois d’une grossesse, on arrive tout naturellement au 25 décembre. Les deux explications coexistent encore aujourd’hui, et personne ne peut affirmer avec certitude laquelle est la bonne.

Un héritage que l’on célèbre encore

L’histoire est belle à raconter aux enfants. Quand nous allumons les premières illuminations de décembre, nous faisons écho à des gestes vieux de plus de mille six cents ans. La magie de Noël s’enracine dans ce besoin très humain de fêter la lumière quand les jours sont les plus courts.

Et ce 22 septembre, alors que l’équinoxe partage le temps en parts égales entre lumière et obscurité, c’est le moment idéal pour entamer le compte à rebours. Quatre-vingt-quatorze jours nous séparent encore du grand soir. De quoi savourer pleinement l’automne, ses balades dans les feuilles et ses goûters réconfortants, tout en laissant doucement monter l’impatience. Rendez-vous très vite pour la suite de notre décompte vers le 25 décembre.

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Foire aux questions

Aucun texte ne donne la vraie date de naissance de Jésus. C’est l’Église de Rome qui, au 4e siècle, a choisi le 25 décembre, une période déjà marquée par le solstice d’hiver et de grandes fêtes romaines de la lumière.

Personne ne le sait. Les évangiles ne précisent ni le jour, ni le mois, ni la saison. Le 25 décembre est une date choisie plus tard, pas une date historique attestée.

L’Église de Rome, au 4e siècle. La première trace écrite d’un Noël célébré le 25 décembre remonte à Rome vers l’an 336.

Une grande fête romaine qui se déroulait du 17 au 23 décembre. On y faisait de grands repas, on s’amusait et on s’offrait des cadeaux, un peu comme aujourd’hui.

Le Sol Invictus, ou Soleil invaincu, était une fête romaine du 25 décembre qui honorait le soleil retrouvant ses forces après le solstice d’hiver. Sa date a peut-être inspiré celle de Noël.

Oui. Selon une hypothèse, le 25 décembre viendrait d’un calcul : en plaçant l’Annonciation au 25 mars et en ajoutant neuf mois de grossesse, on tombe sur le 25 décembre. Les historiens n’ont pas tranché.

Non. Plusieurs Églises orthodoxes célèbrent la Nativité le 7 janvier, car elles suivent l’ancien calendrier julien. La date de la fête varie donc selon les traditions.

Claire Noël

Rédactrice principale de combiendejoursavantnoel.com. Passionnée de Noël depuis toujours, je réinvente chaque année la déco de ma maison autour d'un nouveau thème et je régale mes proches de sablés de Noël. Je partage ici mes traditions, recettes et idées testées chez moi pour que la magie de décembre dure le plus longtemps possible.

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